Des effets à court et long termes : ce que montrent les études

 

Les études toxicologiques et épidémiologiques mettent en évidence le lien direct entre l’exposition aux polluants atmosphériques (principalement les particules fines, l’ozone, les oxydes d’azote) et la santé, tant en termes de mortalité (décès prématurés) qu’en termes d’apparition et d’aggravation de maladies. Les effets à court terme se manifestent, en cas de pics de pollution, dans les jours ou les semaines suivant l’exposition, et se traduisent par une augmentation des hospitalisations pour des pathologies respiratoires et cardiovasculaires.
Ces études montrent également que des effets sur la santé sont observés, quel que soit le niveau de pollution, même très faible.
La pollution de l’air n’a pas seulement un effet immédiat sur les personnes les plus sensibles, mais impacte aussi sur le long terme, la qualité et l’espérance de vie (cancers, maladies chroniques : asthme, maladies cardiaques et respiratoires...) de toute la population.

Les bénéfices sanitaires de la réduction de la pollution

Si toutes les communes atteignaient les concentrations les plus faibles observées dans les communes équivalentes (en matière de type d’urbanisation et de taille), 34 000 décès seraient évités chaque année en France, et les personnes de 30 ans gagneraient, toujours en moyenne, 9 mois d’espérance de vie. Dans la région des Hauts-de-France, 4 900 décès qui seraient évités chaque année. Ceci représenterait un gain moyen entre 11 et 16 mois d’espérance de vie à 30 ans selon la typologie de la commune (rurale, moyenne, grande).

Si l’objectif de respecter partout la valeur guide de PM2,5 recommandée par l’Organisation mondiale de la santé pour protéger la santé (10 μg/m3) était atteint, alors 17 000 décès seraient évités par an en France, dont 3 100 en Hauts-de-France. La moitié de ces bénéfices s’observerait dans les villes de plus de 100 000 habitants de la région.

Enfin, si les seuils pour les PM2,5, proposés par le Grenelle de l’environnement (15 μg/m3) ou celui de la valeur cible pour 2020 de la directive européenne (20 μg/m3) étaient respectés, alors le bénéfice sanitaire serait très faible en France, et de l’ordre d’une centaine en région Hauts-de-France.

Pour retrouver la synthèse complète de Santé publique France : http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Environnement-et-sante/2016/Impact-de-l-exposition-chronique-a-la-pollution-de-l-air-sur-la-mortalite-en-France-point-sur-la-region-Nord-Pas-de-Calais-Picardie